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Patrimoine naturel

Essai de géologie historique

 

De l’ère primaire a la quaternaire : ces pierres qui parlent…

 

Ce sol que nous foulons tous les jours a une très très longue histoire. Classés en éruptifs anciens par les géologues, nos roches se composent surtout de granites, de gneiss, de roches cristallophylliennes. Notre commune est représentée totalement dans les feuilles 644 et 645 du B.R.G.M.

 

S’il n’est point possible de lire dans et sur notre sol les mouvements tectoniques et l’orogénie antérieurs au dévonien et au cambrien , ces temps archéens où même les fossiles ont disparu, il est permis de penser que notre pays si ancien fut depuis la genèse soudé au bouclier canadien s’il y a eu comme le pense WEGENER dérive des continents.

 

Le Massif Central qui exista dès l’Ordovicien fut recouvert par la mer au Silurien (présence de trilobites à la Montagne Noire, présence aussi d’un peu de calcaire ancien calcite dans les mines de ST-ELOY et même sous le bourg de LAPEYROUSE).

 

Mais c’est vers la fin du Dévonien et surtout au carbonifère qu’apparurent les grands bouleversements que l’on peut deviner dans la morphologie actuelle . LAPEYROUSE fit partie intégrante du V hercynien où l’Auvergne fut soudée à la Bretagne et aux Vosges et se couvrit de hautes montagnes.

 

Au carbonifère (l’axe des pôles ayant chaviré) un climat équatorial régnait ici avec une végétation exubérante, apparition d’arbres géants toujours verts (plus de 30 m de hauteur), de fougères géantes (12 m de hauteur) dont la décomposition alcaline rendit le feldspath de la Bosse alcalin, beaucoup d’eau et de chaleur, les vents venant toujours de l’Atlantique. Avant le dévonien (400 millions d’années) il n’y avait pas de végétation et les seuls êtres vivants étaient les reptiles, les araignées au dévonien apparurent les poissons.

 

Après les arbres géants toujours verts (vers 350 millions d’années) apparurent les arbres à feuilles caduques (il y a environ 300 millions d’années).

 

Les mouvements tectoniques et orogéniques du carbonifère

 

A la surrection du plissement hercynien succéda l’effondrement et la formation du grand sillon houiller qui traversa le Massif-Central Nord-Sud de la région de MOULINS jusqu’à DECAZEVILLE en passant par ST-ELOY, PONTAUMUR, MESSEIX.

 

La faille de ST-ELOY (1 000 m de profond) s’emplit de débris végétaux, de bois au stéphanien, à la fin du carbonifère ce qui a donné du charbon gras (45 millions de tonnes extraites).

 

Les failles de Lapeyrouse

 

Le B.R.G.M. classe les failles en failles reconnues ou visibles et en failles supposées ou masquées, une même faille pouvant être reconnue sur une partie de son parcours et supposée dans une autre partie.

 

Le B.R.G.M. a identifiée plusieurs failles à LAPEYROUSE

 

– la faille dite de LAPEYROUSE viendrait de Montmazot, s’incurverait vers les Beaudonnets, passe au nord de Peuchot, au nord des Prats et se divise en deux branches distinctes qui enserrent le Bourg de LAPEYROUSE, l’une de ces branches reconnues passerait sous le pré de la Ville, le champ du Verger, l’autre entre Bruges et Les Corres. Leur profondeur variable est de l’ordre de plusieurs centaines de mètres ; la faille de l’ouest est supposée près de Chantagré jusqu’aux Mondeigners où elle rejoint la faille reconnue et se confond avec elle jusqu’en un point situé à mi-chemin des Beaussaints et du Gué de Seau et elle passe vers le petit gisement de B (barytine) F(fluorine) de la Forêt.

 

Il y a une troisième faille reconnue en biais entre les deux branches de 800 m de long entre les Corres et Chantagré ; sans doute où l’on avait trouvé du mauvais charbon genre lignite.

 

Le filon de barytine de la Forêt a été mis à jour par la tranchée du chemin de fer économique ce filon de puissance moyenne 2 X 0,80 n’est malheureusement pas minéralisé sur son pourtour ; de pendage faible, sa longueur serait faible également. Ce minéral classé autrefois gangue est classé minerai depuis  une vingtaine d’années. Ce gîte pneumatolytique au bord du batholite de Montmirail fut sans doute le lieu de vapeurs chaudes pendant des millions d’années puis des eaux thermales  succédèrent pendant des millions d’années tapissant totalement la galerie en fluorite et barytine.

 

La faille dite de BUXIERES-SOUS-MONTAIGUT commence à 1 km à l’est de ce bourg et se termine entre les Brandes et le Maroc (présence de lignite?)

Exposé aux vents d’ouest (érosion éolienne) et aux glaciations quaternaires (surtout vers le Nord) elle subit comme d’ailleurs l’ensemble de la commune l’effet des quatre glaciations surtout de la troisième. Le caractère glaciaire des vallées est particulièrement affirmé de la Faye aux Bruyères, au Gué-de-Seau, Champ Robert où l’argile très tenue, très imperméable

 

(- de 2 angströms entre les feuillets) est de caractère kaolinite et où l’on retrouve un caractère morainique du Gué de Seau à l’Est de Montmirail. On retrouve le même caractère glaciaire du petit-Gouzol à la Maison Neuve, vers Chez Vacher aussi.

 

Sur les feuilles géologiques de GANNAT et de MONTAIGUT, la commune est classée en 2 grandes zones la partie haute soit le Nord, Nord ouest est classée en granite de MONTMARAULT, arênisé partout sauf Montmirail, Le Breux, Le Poux, sur les parties hautes . la Villatte, le Morian, les Crouzillons, Montmirail, le granite affleure granite grossier à porphyroïde à biotite, les phénocristaux de feldspath potassique pouvant dépasser 10 cm de longueur (dents de cheval). Dans la carrière des Crouzillons à 1 km au Nord on a plutôt à faire à de la granulite litée. Entre les Issards et le Chiez dans le talus SNCF affleurent des migmatites plissées avec leucosomes leucogranitiques.

 

L’autre partie de la commune (est et sud) est composée de migmatites sans cordiérite et d’embréchites sans hornblende s’apparentant au granite de VERNUSSE ( granite d’anatexie).

 

La Gare de LAPEYROUSE est caractérisée (ellipse de 2km X 1) par un granite à 2 micas (biotite, muscovite). Autres éléments quartz, orthose, myrmékite, séricite,apatite.

 

Des gneiss amphiboliques avec gneiss à biotite et sillimanite ont été observés à 500 m en aval de Villonne, des embréchites à hornblende au moulin de Villonne (avec sphène).

 

Au moulin de Saute-Loup, on relève des roches particulières (grenatites à disthène . association minérale quartz, grenat, biotite, disthène, sillimanite) à texture massive et schisteuse.

 

Un très petit gîte de grenatite à disthènes existe au coeur. du bois des Saulzaies.

 

Entre Champ Robert et la route de Rivalais se trouvent des sables argileux bariolés récents (pliopleistocènes) – de 10 millions d’années.

 

Sous Bruges, Les Prats, jusqu’à Chez Vacher et Peuchot sont des gneiss et micaschistes à muscovite et sillimanite.

 

La biotite se rencontre sur le versant de Saillint.

 

Entre la ferme du Point du Jour et Virlet de Bouble existe une bande d’anatexites limitée par la faille de BUXIERES.

 

Quid du bourg ?

 

Le Bourg entouré de trois failles anciennes apparaît comme une île triangulaire. I1 semble qu’il ait été un dyke repoussant les gneiss ancians vers Bruges et même crever une étendue d’eau au primaire. Dans une période récente, le ruisseau d’Augères a réalisé un phénomène de capture dans l’étranglement du plan d’eau. Après le pleistocène et l’holocène, la fusion des glaciers provoqua une montée générale des eaux (Pas-De-Calais). A LAPEYROUSE, une bonne partie se retrouva sous l’eau ; le lac qui se trouvait sous Bruges devait se vider par les Foussats et la Torne dans le ruisseau de Saillint avant sa capture par le ruisseau d’Augères.

 

Au Miocène (de 23 à 11 millions d’années) le temps doux fit progresser les bois feuillus, les grands singes (hominiens) se développent.

 

Au Pliocène ( de 11 à 1 million d’années) se développent les australopithèques.

 

Au Pleistocène les écarts de température sont très grands, seuls résistent les chênes, les saules, peupliers, ormes, aubépines. Les hominiens font des outils de pierre.

 

A l’Holocène début 15 000 ans, le climat se régularise, la forêt progresse, la faune est sensiblement la même qu’aujourd’hui.

 

De 6 000 à 4 000 ans avant Jésus-Christ ;

Enfin Pérousix vint …

Un passé géologique intéressant au Carbonifère :

 

L’axe éruptif de Montaigut en Combraille a Montmarault

 

Il existe une faille supposée entre la Gare et la Maison Neuve et une entre la ligne de chemin de fer de GANNAT et l’entrée du chemin de Villonne. Une faille reconnue de peu de longueur (200 ou 300 m) à l’amont du premier pont routier de Villonne (sans doute jusqu’au Crau de Cube).

 

Au carbonifère (de 350 à 270 millions d’années) il y eut d’abord une importante mise en place de roches ignées (305 millions d’années datation de la Bosse, 320 à ST-PARDOUX, 347 à ST-GERVAIS) ; on peut estimer le datage de notre ligne de crêtes vers 290-300 millions d’années. Sur cette ligne actuelle de partage des eaux entre Cher et Allier (par La Bouble) les Gaulois et Gallo-romains construisirent une importante voie de communication, élevée, donc plus près du Ciel afin qu’il tombe de moins haut sur les têtes. Pendant peut-être 20 millions d’années, il y eut des montées de profondeur du magma pas forcément sous forme de volcans mais venant percer à la surface et parfois venant mourir sous le sol précédent (comme aux Aiguillons) « digérant » parfois les roches primitives (amphiboles) hornblendes (« digestion » des argiles de surfaces ou pyroxènes colorés par les oxydes métalliques venant des profondeurs, éruption plus récentes du Gué de Seau.

 

Si la plupart des failles sont consécutives à la surrection des roches éruptives (290 millions d’années) il semble que certaines (La Gare à la Maison Neuve, les Saulzaies à Villonne) soient beaucoup plus récentes (provoquées par le plissement alpin au tertiaire c’est-à-dire entre 15 et 40 millions d’années. Le magma extrusif liquide vers 1240° forma le batholite de MONTMARAULT et de Montmirail, des laccolites, des dykes. Seul le Tureau de Morian apparait comme un volcan ancien du primaire (250 à 320 millions d’années). Etant très âgé (Cantal entre 13 et 28 millions d’années, Monts Dore de 6 000 000 à 250 000 ans, Monts Dômes moins d’un million d’années) il fut usé, raboté par l’érosion. Néanmoins, on distingue encore la caldeira situé au Nord, les bords durcis de la cheminée.

 

Ce volcan pouvait être de type péléen ; on trouve à l’est et à l’ouest de petits mégalithes. Ce secteur fut sans doute habité en premier lieu ; ici, les druides trouvaient autels, gui, houx, etc… et se trouvaient aussi plus près du ciel. Les pelles de remembrement ont mis à jour de grosses pierres qui peuvent être soit d’énormes bombes volcaniques devenu du granite évolutif ou un agglomérat de grès (greisen). Le sable (silice) est abondant dans ce Mont non loin de la Chiraille (de Cheire?). Cette colline est sans doute ce qu’il y a de plus ancien à LAPEYROUSE avec sa table de pierre.

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